2 ans en coopé au honduras!!
expérience de volontariat de solidarité internationale, avec l'ong NPH



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La pensée du jour...

Une petite pensée toute émue pour mon amie Karine, dont l'état d'esprit actuel fait tout à fait écho au mien !! Bon(s) voyage(s) ma belle...

Et pour illustrer tout ça, je sais que ça lui plaira (et pas qu'à elle d'ailleurs, n'est-il po ?)



Gribouillé à 21:30 le 18 juin 2008 dans ça m’arrive de réfléchir…
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Nouvel âge

 

Ben voilà, ce que je disais , s'accomplit aujourd'hui...

30 balais un vendredi 13 au Honduras, j'aurais pas pu faire plus exotique... Moqueur



Gribouillé à 01:17 le 13 juin 2008 dans ça m’arrive de réfléchir…
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Le fléau de l’expatriéEE (en tout cas au Honduras…)

 

          Existe ici une habitude, une manie, un tic absolument exécrable (à mon simple sens hein...) qu'ont pris les hommes. Un truc qui au début me faisait rire, puis ne me faisait plus ni chaud ni froid, mais qui maintenant a le véritable don de m'énerver. Je ne sais comment traduire, mais ici on dit « tirar un piropo ». Exercice pratique : pincez très fortement vos lèvres en « O ». Inspirez l'air. Ça fait du bruit non ? Le genre de petit bruit qu'on ferait pour attirer un petit chat par chez nous. Ici, c'est pareil, ils tentent d'attirer le minou. (rhoooo...)

Sauf que cette stridulation, elle dure. Elle est accentuée. Et elle est particulièrement désagréable lorsqu'elle vous est faite droit dans l'oreille par un mec, un homme, un vieux, un môme qui vous croise dans la rue. Et encore plus désagréable et crispante quand elle est accompagnée d'un : « mmmh, preciosa, hermosa », ou d'un « Ay mi amor... » Ou autres petits noms qui en soi et au demeurant pourraient être charmants, mais qui pour moi sont devenus synonymes d'un état aux antipodes de la détente, et surtout la panacée du machisme vulgaire.

Pas moyen de faire 20m sans qu'un représentant de la gent masculine (j'ai même pas envie de dire un homme pour ne pas être insultante face aux « hommes ») te mate droit dans les yeux avec un regard qui se veut à te faire fondre mais qui a tendance à me rendre encore plus froide que le cercle polaire, et te fasse le coup du « tirar de piropo » ou du « ay mi amor.... » aaaaaargh. J'vous jure, c'est vraiment pesant, et le comble de l'irrespect et du vulgaire. Beuark.

 

         J'ai bien essayé de prendre quelques kilos (et d'ailleurs j'ai particulièrement bien réussi, à mon grand dam...) histoire de me fondre dans le moule et de ne plus attirer autant ce reluquage. Tu parles, peine perdue. Autant tenter de planquer une brebis noire au milieu d'un troupeau de brebis blanches. Le lainage différent attire forcément l'œil, tu m'suis ?

 

         Bref, c'est devenu trèèèèèèès irritant ce petit jeu, c'est comme si, en France, tous les 20m, vous mesdames étiez sans cesse interrompues sur votre trajet par un gus qui passe à côté de vous, s'approche très (trop) près de vous et vous dit d'un air qui se veut glamour : « ouaaaaah, t'es trop booooonne »...

 

         Alors voilà, c'est peut-être (et même certainement) complètement puéril de ma part, mais y'a des fois, je n'arrive plus à fermer les écoutilles et faire comme si de rien n'était. Ma technique ? Me planter devant le gars (et c'est d'autant plus drôle quand le spécimen en question faisait le malin devant ses copains) et me mettre un doigt dans la bouche genre « euark, j'vais vomir », ou alors lui sortir un « eeeeeeeeeeerk » suffisamment ostentatoire pour lui montrer que je ne me sens pas, mais alors pas du tout flattée. Ça ne fait pas avancer le schmilblick, je le concède bien vigoureusement, mais ça a au moins le mérite de me soulager, et de me mettre le sourire lorsque suivent leurs mines dépitées, parce que ce n'est pas tous les jours qu'ils se retrouvent confrontés à ce genre de rétorsion.

 

         Marre d'être considérée, comme bon nombre de femmes ici, comme un simple objet. Et ce n'est pas mon côté chienne de garde qui se réveille, loin de là. Mais dans ce pays au machisme ultra-développé, il y a des fois où je languis l'espèce de savoir-vivre à la française, ou en tout cas une certaine forme de gentlemanisme. Si si, j'vous assure, j'ai un autre regard de l'homme français depuis le temps que je côtoie l'homme hondurien...



Gribouillé à 19:19 le 11 juin 2008 dans La vida
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Le crash…

 

      C'est fou, on ne parle, dans l'actualité internationale, du Honduras que lorsque ce petit pays subit des catastrophes. Après l'ouragan Felix, voici venu le temps du crash de l'airbus sorti spectaculairement de la piste. (et pour avoir vécu l'expérience de l'atterrissage sur l'une des plus petites pistes du monde, dans l'un des aéroports les plus dangereux de la planète, je peux confirmer que ça fait flipper...) Je ne vais pas revenir sur le sujet, les journaux en ont suffisamment parlé, et je ne suis pas là pour faire dans le sensationnel. Seulement, je déplore que le Honduras ne soit connu dans le reste du monde qu'au travers des catastrophes qui le traversent et viennent encore plus lui pourrir la vie qu'il ne l'a déjà (la vie pourrie...)

Par ailleurs, vu que ce seul aéroport de la capitale est désormais fermé aux avions de plus de 42 places, je ne sais comment je vais faire pour quitter le pays à la fin du mois.... à la nage ? Sinon, personne n'a une montgolfière? ça peut être sympa aussi, et puis moins fatigant qu'à la nage...

 



Gribouillé à 18:46 le 3 juin 2008 dans La vida
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Les visages qui ont partagé ma vie

 

 

Dans cette expérience de volontariat, trois personnes ont plus particulièrement été importantes. Les p'tites nanas avec lesquelles j'ai partagé ma vie, travail et vie privée confondus. En effet, la particularité de mon quotidien, est que je vis sur mon lieu de travail, et ce, pas toute seule. A chaque fois, ce sont deux nanas, jeunes du Ranch (donc « orphelines » prises en charge par NPH depuis leur plus tendre enfance bien souvent), bachillerato, año familiar, et la grande nouveauté, « volontaire ».

Jusqu'au mois de janvier, ce fut Esmeralda qui étudie actuellement l'équivalent du Bac, qui fit partie de mon quotidien. Chouette minette de 18ans pour qui j'ai une profonde affection, puisqu'elle est devenue au fil des mois un mélange de « tite sœur » et même de « fille ». Sacré personnage qui sort de l'ordinaire dans le milieu hondurien : pas la langue dans sa poche, un caractère de cochon mais un sacré humour, et une ouverture d'esprit et une maturité impressionnantes pour une minette de son âge. On s'en sera tapé des fous rires !

 

 


 

 

Les deux autres, qui partagent donc ma vie depuis janvier, sont Daisy et Yeni. 23ans chacune, et là aussi, de sacrés caractères. Beaucoup de joie en elles, et il m'est très agréable, malgré toutes les contraintes et les bizarreries de cette vie 24 sur 24 avec elles, de partager points de vue, coups de gueule, rêves, ou de leur parler un peu du « monde »...

 

 


 

 

Grande expérience que cette cohabitation loin d'être facile tous les jours (travailler avec elles, tout en étant « responsable » d'elles, et vivre ensemble les temps hors boulot.) Super enrichissant d'un côté comme de l'autre, c'est ça aussi la coopération, le mélange interculturel.

 

Mais qu'il est dur de supporter Avril Lavigne ou RBD (le groupe pop-rock à la mode chez les midinettes) tous les jours à fond les manettes ! Mouarf !

 

Voilà, 3 minettes pures « catrachas » qui ont une grande importance à mon cœur. Hommage à elles qui me supportent au quotidien ! (et vice versa également !)

 

 

 



Gribouillé à 01:30 le 1 juin 2008 dans La Guarderia
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Bizutage à l’envers ©

 

          Cette semaine a largement changé de l'ordinaire. J'ai vécu la première fumigation de ma vie. Le genre de trucs que t'as pas vraiment envie de vivre tous les jours en fait. Le bizutage à l'envers©[1] en somme (l'épreuve que tu es sensée vivre à ton arrivée, mais que tu expérimentes finalement quasi un an après cette arrivée...).

Je vous ai déjà fait l'éloge de la cucaracha, être pourtant issue de Dame Nature, mais absolument répugnant, qui comme les rats a d'ailleurs survécu à Hiroshima. Beuark. Il y en avait profusion dans la maison. On essaie de faire avec, tant bien que mal.

Mais lorsque la nuit tu te fais réveiller par la teuf dans le toit organisée par la gent souris-esque, et que chaque matin tu retrouves les p'tites crottes de ces bestiaux dans ta douche (ben oui, l'isolation n'est pas top, et y'a des gros trous dans le plafond qui font que, loi de la gravité aidant, ça tombe... surtout après toutes les teufs nocturnes...), alors tu te dis que vraiment, elle n'est pas bien saine la maison, et qu'avec tous les petits bouts qui déambulent à 4 pattes chaque jour, mettant en plus tout ce qu'ils trouvent à la bouche, il serait grand temps de faire quelque chose.

Radicalité ? La fumigation. Ça consiste à faire venir deux ghostbusters qui projettent dans chaque recoin de la maison le liquide de la mort. Evidemment, vous vous doutez bien que ce n'est pas du 100% huiles essentielles biologiques...

Autant dire que dans ces cas-là, tout ce qui est tissu ou autre, tu le protèges des p'tites gouttes mortelles. Et tes poumons aussi par la même occasion.

Alors ça se gère une entreprise comme ça. Faut tout empaqueter, hermétiquement, les matelas, tu les sors, la bouffe et les ustensiles de cuisine aussi évidemment. Sacrée organisation ! Donc ça, c'est phase 1, pour « l'avant ». Le « pendant », aussi appelé phase 2, est assez craspouille : les bestiaux sentent la mort (et tes orifices nasaux sentent le produit, qui a tendance à te coller un de ces maux de crâne !) courent dans tous les sens (ça grouille ! c'est dégueu !) et tentent d'échapper à leur funeste destin. En vain.

Et puis, une fois ceci fait, tu laisses le produit agir et tu te réfugies joyeusement chez ton amie Blandine histoire de ne pas mourir précocement d'un cancer des poumons.

 

Mais pour reprendre une image de mon ami Paddy (encore une fois), tu deviendrais presque parano et te demande si ne serait pas mis en place un complot mondial visant à te pourrir la vie de petits détails ressemblant à des cailloux dans une chaussure. Parce que bien évidemment, ce jour là, alors que tout est dehors, pour éviter l'aspersion des gouttes mortelles (matelas, lits de bébé, peluches, jouets... tout quoi...), et alors que bien qu'étant en pleine saison des pluies et qu'aucune goutte d'eau ne soit tombée depuis des semaines, il a fallu que ce soit ce jour-là précisément que M. Orage se décide à expulser ses trombes d'eau sur le sol de Tegucigalpa. Un bizutage j'vous dis, un bizutage.

 

Mais après phase 1 et 2, vient la réjouissante phase 3 : le ménage. Je vous passe les détails, mais ce fut sportif. Et dans la série complot mondial : règne dans ma salle de bains une affreuse odeur de rat mort. Une souris aurait-elle décidé d'agoniser et de pourrir dans le faux plafond juste au dessus de la dite salle de bains ? Je l'ai cru pendant deux jours, jusqu'à ce que je réalise que le produit de la mort, ayant largement été vaporisé dans les placards de ma salle de bains, cette odeur de rat mort était en fait la résultante de la combinaison « bois teinté des placards » + « produit vénéneux ». Alors chaque jour j'astique, histoire de faire partir cette horrible odeur avant d'oser réentasser mes fringues qui pour le coup stagnent dans mes valises, rangées telle une répétition générale avant un futur départ.  (Bon, au moins, ce n'est pas une tite souris qui a choisi pour tombe le faux plafond, ouf.)

 

N'empêche que, pour la petite anecdote : si les cucarachas survécurent à un Tchernobyl ou un Hiroshima, vous croyez sérieusement qu'elles agoniseront à ce produit ? Certaines oui, certes, mais cela ne m'a pas empêchée d'alourdir mon karma en écrasant deux énormes spécimens d'affilée deux jours après le grand coup de vapo. Tout ça pour ça.

Un bizutage à l'envers, si si, un bizutage à l'envers...



[1] © Paddy 2008



Gribouillé à 20:53 le 25 mai 2008 dans La vida
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Dia de la madre

               Ah la fête des mères... Je n'ai aucune idée de la date en France, mais c'est bientôt non ? Ici aussi ça se fête, comme d'ailleurs un sacré paquet d'autres événements. Les enfants ne vont pas faire de colliers de pâtes, puisque d'ici la fin du mois de mai, les prix auront follement augmenté (comme dans tout le reste du monde... ici non plus nous ne sommes pas épargnés...) et que l'on a 80% de chance (90 ? 100 ?) de subir des rationnements.

                Mais puisque c'est la fête des mères, (et que je pense bien évidemment à ma môman à moi)j'ai envie d'évoquer ici, sans pour autant rentrer dans les détails, quelques tranches de vie des mamans que l'on tente d'aider.

 

               Rappelez-vous Ninfa, que j'ai évoquée en tout début de ce blog, femme formidable à l'humeur toujours joviale, une pêche d'enfer, une intelligence admirable, mais bien loin d'être gâtée par la vie. .. Un frère handicapé, une maman très âgée et malade, un autre frère alcoolique, deux enfants de 4 et 8ans, tous vivant ensemble, tous dépendants des efforts quotidiens de ce petit bout de femme. Elle a de l'or dans ses mains, dans sa tête (et dans son cœur aussi !) mais ne peut les exploiter par faute de temps, de moyens surtout. Toute sa charge familiale, qu'elle assume avec courage et bonheur, ne laisserait que peu de temps à n'importe qui sur cette planète. Mais elle, qui s'oublie complètement, se consacre quasi entièrement à sa famille, et trouve encore le temps d'étudier les week-ends pour obtenir un diplôme qui pourra peut-être lui donner l'opportunité d'aller de l'avant...

 

               ‘'A.'', qui elle, avec ses 3 enfants et ses 26 printemps, suit une formation d'aide-infirmière. Du matin 5h jusqu'au soir, à l'école ou en hôpital pour sa pratique. Avant de prendre la décision de quitter le père de ses enfants et de reprendre des études, elle était (presque) l'esclave de sa belle-mère, puisque vivant avec toute sa petite smala chez elle. Mais voilà, quel courage elle a eu de prendre cette décision bien rare au Honduras, qui inexorablement la conduirait vers une extrême pauvreté. Car bien sûr, cette formation qualifiante n'est pas rémunérée, et le père ne donne que les ronds nécessaires pour faire manger les enfants. ‘'A.'' n'a rien, rien de rien. Si ce n'est son énergie, son courage, la Vie qui afflue en elle, et une immense fierté qui lui fait refuser le rab de riz que nous avons parfois. ‘'A.'' préfère se coucher avec seulement un verre d'eau dans le ventre, plutôt que de dire qu'elle a faim. Et ce, toujours avec le sourire. Je l'admire vraiment.

 

               ‘'Ad'', quant à elle, n'est pas une maman comme les autres. Elle est avant tout grand-mère. Sa fille a abandonné son petit il y a un peu plus d'un an, et cette grand-mère, que le petit appelle « maman », se bat et se démène pour apporter une éducation à son fils-petit-fils. Seule elle est, et sa plus grande peur est de mourir avant que le minot ne soit en en capacité de voler de ses propres ailes. Car, qui s'en occuperait ?...

 

Et les autres, toutes les autres...

 

Toutes, absolument toutes ont un courage dont on peut aisément tirer leçon. Toutes ont ce quelque chose de spécial que seuls la nécessité, la pauvreté, et le fait d'avoir un ou plusieurs petits innocents à charge mettent en exergue.


L'une de ces mamans, quasiment tous les matins, tel un rituel, me répond, lorsque je lui demande comment elle va : « Siguiendo la lucha ». Eh oui, pour elles, la lutte continue, chaque jour est une véritable lutte. Se battre pour la vie, se battre pour être en vie. Avec tellement peu d'espoir au devant de soi, si ce n'est celui que l'enfant qu'elles ont porté durant neuf mois au cœur d'elles-mêmes, aura, lui, une vie meilleure...
Humbles et admirables.



Hommage à ces mamans qui malgré tous leurs défauts ont la plus belle des qualités : l'Amour gratuit et désintéressé.

 



Gribouillé à 18:20 le 12 mai 2008 dans La Guarderia
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« Green… go ! »

 

      L'autre jour, j'ai refait le monde avec mon amie Margarita, femme formidable d'une rare intelligence, d'une générosité indéfinissable et qui a une grande affection pour la guarderia, partagée par bon nombre de membres de sa famille, organisée en réseau afin d'aider les p'tits bouts de GPP. Bref, nous refaisions le monde ensemble, et elle tentait d'éclairer ma lanterne sur les événements étranges qui défraient la chronique tegucigalpienne du moment. La situation mondiale est ce qu'elle est, et il est inutile de revenir sur cette crise aux dimensions et aux conséquences qui dépassent l'entendement des petits bouts de connexions neuronales constituant les cerveaux des péquins que nous sommes tous. Mais ici aussi au Honduras, le peuple en a marre. Une corruption qui gangrène toutes les couches sociales du pays, une flambée des prix dont les conséquences sont bien plus désastreuses que dans l'hexagone, et surtout, surtout, une peur, que dis-je, une terreur qui règne comme une chape de plomb et fait que tout le monde se tait, se désespère en un silence soumis. (De toute façon, c'est bien simple, si un téméraire un peu dangereux pour certaines instances en place ose un jour ouvrir sa bouche pour dénoncer crimes et autres aberrations politiques par exemple, la sentence est simple et sans appel : pan. Demain tu te retrouves entre quatre planches. ) Mais, mais, mais.

Le réveil des consciences commence à se répandre comme une trainée de poudre. Et un petit groupe de « fiscales » dénoncent la corruption, font paraitre une liste de grosses huiles corrompues jusqu'à la racine des cheveux, preuves à l'appui en plus ! Révolution dans les chaumières, dans les instances politiques et entrepreneuriales du pays, scandale !! 32 jours de grève de la faim pour tenter de lancer à la face du monde cette gangrène qui asphyxie ce petit pays. Un grain de sable dans les rouages d'une machine pourtant bien graissée (de la patte...).

Lueur d'espoir pour certains qui osent alors se joindre à ce mouvement, ça se réveille ! A voir si le Honduras est en train de vivre son mai 68, mais ce mouvement que bon nombre de détracteurs tentent d'étouffer donne de l'espoir quant à l'avenir du monde. Si ici aussi ça bouge, au péril de la vie de beaucoup, la contamination « rebelle » va bientôt être incontrôlable par ceux qu'elle dérange.

 

      Mais cette introduction certes longue n'était là que pour en venir à l'objet sémantique de cet article. Un bon paquet de honduriens ne portent pas les nord-américains dans leur cœur (et paradoxalement font tout pour leur ressembler...) Et encore moins depuis que le gouvernement Bush a sonné l'heure de l'expulsion de milliers de sans-papiers honduriens. Margarita m'expliquait qu'actuellement, atterrissent chaque jour des avions remplis de renvoyés au pays, ce qu'elle appelle dans un langage fort et éloquent à mon oreille, une « campagne de déportation ». Presque chaque famille hondurienne a au moins un membre qui s'est exilé aux states afin d'y trouver ce qu'il imagine un eldorado pour subvenir aux besoins de sa famille restée au pays. Ça en fait du monde à « déporter ». Et pas dans les meilleures conditions vous imaginez bien....

Elle en est donc venue à éclairer ma lanterne sur le terme « gringo », terme péjoratif utilisé par les latinos pour qualifier les nord-américains (et étendu du coup à tous les porteurs de peau blanche... mais c'est drôle, quand ils apprennent que tu n'es pas « estadiounense », te disent « ah ben non, t'es pas gringa », et tu remontes dans leurs faveurs...)

Ce terme viendrait donc du Mexique, lors de je ne sais plus quelle guerre, où les militaires US affluaient. Les Mexicains, dès qu'ils voyaient un uniforme vert de la US Army, leur balançaient pas très tendrement un « Eh ! Green ! Go ! » Et hop, transformation linguistique, le « green, go (home) » s'est peu à peu étendu à toute l'Amérique latine en « gringo ».

 

      Eh bien je me suis endormie moins bête. Mais avec une drôle de sensation suite à ces heures de discussion avec elle. Ce que chacun de nous, les petits péquins comme je disais un peu plus haut, vit en ces temps troublés, se vit évidemment à une échelle mondiale. Chaque petit péquin subit une recrudescence de mesures plus tueuses d'humanité les unes que les autres, dans l'ombre (ou pas) transpirent des idées et des actions « rebelles », « révolutionnaires », « désobéissantes  », suffit de lire les coups de gueules qui affluent dans la blogosphère gôchisse (et pas que...) pour en prendre la température. On m'a même fait la remarque ici : « Ah ? T'es française ? La France ! Le pays de la révolution ! »

 

      Un sentiment de malaise, mêlé à un sentiment d'urgence, et à un espoir de véritable changement. Ce malaise que vous vivez en France se vit absolument partout. Ça gronde, ça gronde, et ici, le « green go » recommence à prendre tout son sens. Les murs se parent de slogans limites angoissants dont le « yankees go back » n'en est que le plus soft.

 

Que je me sens petite, toute petite, mais tellement en vie, et tellement pas seule !!!



Gribouillé à 23:49 le 10 mai 2008 dans La vida
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Bientôt trente ans…

            30 balais. J'arrive à l'âge où l'on a déjà de quoi bien regarder derrière soi. Ses erreurs, ses faiblesses, ses manquements, ses peurs.

Et puis, tout ce qui a été surmonté, toutes ces incroyables aventures vécues qui pourraient remplir quelques tomes de bouquins, tous ces éclats de rire... Un sacré paquet de souvenirs...

Des scènes qui reviennent en mémoire mais que l'on souhaiterait effacer du disque dur.

D'autres que l'on voudrait voir se reproduire comme dans « Un jour sans fin ».

Tous ces petits bouts de film qui font que l'on est soi aujourd'hui.

 

            Et puis, trente ans, c'est l'âge où l'on commence à prendre conscience que le mot « vieillesse » va aussi nous concerner. Age charnière où l'on souhaite vivre à fond dans le présent, tout en ayant des attaques du passé et parfois des craintes d'un futur tellement incertain. Les remises en question quasi incessantes vécues tout au long de ces années nous sautent d'autant plus fortement à la tronche. (Ainsi que quelques rides qui insidieusement s'installent. J'vous parle pas des cheveux blancs, mais ceux-ci, ce n'est pas trop à la tronche qu'ils sautent...)

Ces poussées de sagesse qui se mêlent à une étrange puérilité. Ce côté « vieux con » (vieille conne en l'occurrence) où nous effleure parfois un « mais que sont mes 20 ans devenus ? ».

Je suis loin d'être vieille. Et même pas vieille de loin. Mais je ne fais plus non plus partie des « d'jeuns »...

C'est spé, c'est vraiment spé, et ça brassouille du ciboulot. (Pour changer...)

 

            Fière d'être arrivée jusque là, d'avoir vécue tout ça, mais en même temps, avec un soupçon d'angoisse dans la petite voix qui dit : « Et maintenant ? ».

Et maintenant il n'est plus temps de perdre son temps.

C'est le moment des décisions intérieures. Avec forcément répercussions sur l'extérieur.

 

Grand ménage des trente printemps.

 

Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie.

 

 



Gribouillé à 20:43 le 30 avril 2008 dans ça m’arrive de réfléchir…
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Sans commentaires ze retour...

 

 

 

C'est beau un caféier...

 

 

 

Ah... ces couleurs...

 

 

 

Générations...

 

 

Dans le public...

 

 

 

Qu'est ce que je les aime eux...

 

 

 

Je traduis?...

 

 

 

 



Gribouillé à 18:30 le 28 avril 2008 dans ailleurs...
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